IV. La signalisation

Le transport de l'information de commande est un point capital dans l'infrastructure du RNIS. C'est cette information qui permet de déclencher les processus de mise en place de l'infrastructure. La signalisation a été fortement étudiée par l'UIT-T (ex. CCITT).
La norme aujourd'hui la plus répandue est dénommée CCITT n°7.

IV.1 Le réseau sémaphore
Traditionnellement, les échanges entre les commutateurs se limitaient à l’information nécessaire à l’établissement, à la facturation, à la supervision et à la libération des appels et cette signalisation était acheminée en suivant le même chemin que la conversation à laquelle elle était associée. Il s’agit de la signalisation voie par voie.
Depuis, un arrangement différent a été introduit dans la signalisation voie par voie pour les systèmes numériques, qui utilise toujours une signalisation associée, mais emprunte un circuit sur voie différent. La signalisation dans le RNIS est véhiculée sous forme de messages par un réseau sémaphore (qui suit la recommandation du CCITT n°7) sur un réseau de transmission de données de type datagramme (car les données à transmettre sont extrêmement courtes, de l'ordre de quelques octets), distinct des autres réseaux de transport de l'information de l'utilisateur.
Les avantages d'un canal séparé pour la signalisation sont multiples aussi bien pour l’usager que pour l’exploitant. Pour l’usager c’est la possibilité de dialoguer hors bande avec le réseau ou le correspondant sans interrompre ou sans établir de canal téléphonique. Pour l’exploitant, cela signifie par exemple que l’on n’ouvrira un circuit téléphonique que si par échange de messages on sait que le correspondant distant ou le chemin vers le correspondant est accessible.

IV.2 Le canal D
Les canaux D peuvent proposer différents débits :
* 16 kbit/s pour l’interface de base,
* 64 kbit/s pour les interfaces à débit primaire.Ils sont à l’origine destinés au transfert de la signalisation nécessaire à la gestion des circuits mis en œuvre par les communications sur le RNIS. Les canaux D sont des canaux à commutation de messages par lesquels peuvent aussi transiter des informations émises par les applications de l’utilisateur comme :
* des données utilisateur en commutation de paquets,
* des données de téléaction caractérisées par un débit faible et sporadique se prêtant bien à ce type de communication.


IV.3 Le protocole D (protocole d’accès)
Les informations échangées sur le canal D doivent se conformer à un protocole spécifique au RNIS puisqu’elles sont prises en compte et interprétées par les commutateurs de rattachement RNIS.
La normalisation des protocoles d’accès usager-réseau repose sur le modèle ISO. Le protocole D spécifie les échange sur le canal D et concerne les trois premières couches du modèle ISO.
Ces échanges traitent de la signalisation nécessaire à la gestion des canaux B et constitue la continuité fonctionnelle du système de signalisation CCITT n° 7 mis en œuvre dans le RNIS. Le canal D supporte aussi l’échange de données entre utilisateurs et éventuellement d’autres services utilisant la commutation de message.

IV.4 Le protocole D au niveau physique
La couche physique gère les fonctions de transmission de trains de bits sur un support de transmission équilibré au niveau des points de référence S et T, et est capable d'assurer la transmission à 192 kbit/s réels soit 144 kbit/s utiles.
Le niveau physique permet d'assurer les fonctions suivantes :
* la transmission de trains d'information liés aux canaux B et D,
* la gestion des procédures d'activation et de désactivation des terminaux d'usager ou de terminaisons numériques (de réseau ou d'abonné),
* la gestion de l'accès au canal D,
* la mise en œuvre des fonctions de maintenance.Le train de bits géré par le niveau physique est structuré en trame ; chaque trame contient l'ensemble des informations nécessaires au fonctionnement des entités physiques :
* la transmission sur les canaux B et D,
* la synchronisation pour la récupération de l'information,
* la gestion de l'accès au canal D (ressource éventuellement partagée par plusieurs équipements)
* l'alimentation en énergie des équipements. Cette fonction permet par exemple, de maintenir un service de base (comme le service téléphonique) en cas de défaillance du système d'alimentation chez l'abonné,
* l'activation et la désactivation des équipements permettant de réduire la consommation d'énergie lorsqu'aucune communication n'est en cours,
* la gestion des connexions et des déconnexions à l'interface.Le niveau physique gère indifféremment les configurations point à point ou multipoint. La trame gérée par le niveau physique est structurée en 48 bits pour l'accès de base et en 256 bits pour l'accès primaire. L'ensemble de ces fonctions a déjà été décrit précédemment.

IV.5 Le protocole D au niveau liaison : LAP D
Le protocole D de niveau 2 sur le canal D défini par les recommandations internationales est le protocole LAP-D : Link Access Protocole on the D channel. Il s’agit d’un protocole très proche du LAP B utilisé dans la norme X25 reposant par conséquent sur la base des règles HDLC. Son rôle est d’assurer la transmission d’informations entre entités du niveau 3 à travers l’interface usager-réseau sur le canal D. La figure illustre une interface de base avec trois équipements terminaux et une terminaison de réseau.

Au niveau 3 dans chaque équipement, il peut y avoir plusieurs entités demandant chacun des services (éventuellement différents) à la couche 2. La procédure LAP D est donc responsable de la protection de toutes les informations (informations de signalisation et données en mode paquet) transmises sur le canal D dans les deux sens.
Les fonctions de niveau 2 mises en œuvre par le LAP D sont principalement :
* la détection et la correction éventuelles d’erreurs intervenues au niveau physique, fonction de base d’une procédure de communication ;
* la gestion de liaison de données (établissement, maintient, libération) ;
* le multiplexage de plusieurs liaisons de données sur le canal D ;
* l’échange d’informations structurées (trames) incluant entre autre le maintient en séquence de trames et le contrôle de flux ;
* identification des connexions : dans une interface de base, il y a plusieurs équipements terminaux, il est donc nécessaire d’identifier ceux qui transmettent ainsi que le type d’information pour lesquels ils utilisent les services de la couche 2.Cette dernière fonction liée à l’adressage est le principal point de distinction entre les protocoles LAP D et LAP B.
Le protocole LAP D permet d’échanger des informations suivant deux modes :
* le mode connecté, nécessitant la gestion d’une connexion de liaison de données, permet de mettre en œuvre des fonctions liées au contrôle de bon séquencement des trames, au contrôle de flux, à la détection et à la correction d’erreur de transmission. Dans ce cas les trames sont numérotées,
* le mode non connecté ne nécessitant pas l’établissement préalable d’une liaison de données pour échanger des informations n’assure pas les fonctions de contrôle de séquence entre les entités de niveau 2 : utilisation de trames non numérotées.Nous allons maintenant décrire, les uns après les autres, les divers champs de la trame LAP D, en insistant sur les différences avec HDLC, la procédure normalisée étant supposée connue.

IV.5.1 Le format des trames LAP D

La figure illustre le format commun de toutes les trames. Ces trames contiennent les informations en provenance des entités du niveau 3, un message d’établissement de connexion par exemple.
Telle quelle, cette structure de trame est semblable a celle des trames HDLC mais un certain nombre de champs ont des longueurs et des significations différentes.

IV.5.2 Le champ drapeau
Le drapeau est le premier élément d’une trame. La trame est délimitée par deux drapeaux (flag), le drapeau de fin d’une trame pouvant constituer le drapeau de la trame suivante s’il y en a une. Le corps de la trame est découpé en champs, identifiés par leur position relative par rapport aux drapeaux.
La configuration du drapeau est celle de l’HDLC : 01111110. Or, dans une procédure orientée bit, n’importe quelle configuration peut apparaître dans le corps de la trame, en particulier un drapeau. Un mécanisme de transparence est donc prévu pour interdire ces apparitions : l’insertion et la suppression de "0".
Cette opération est la dernière opération mise en œuvre avant la transmission. L’entité de liaison émettrice examine le corps de la trame et insère un " 0" derrière toute séquence de cinq " 1" consécutifs. Ceci assure qu’aucun drapeau ne peut apparaître à l’intérieur d’une trame. De façon analogue, l’entité de liaison réceptrice examine le corps de la trame et élimine tout " 0" qui suit une séquence de cinq " 1" .

IV.5.3 Le champ adresse
Ce champ d’adresse a une longueur de deux octets ce qui constitue la première différence entre LAP D et HDLC ou LAP B, procédure de liaison dans l’accès X25.
Il est constitué de deux sous champs :
* l’identificateur du point d’accès au service (SAPI : Service Access Point Identifier) permettant à l’entité de niveau 2 de distinguer le service de niveau 2 fourni à l’entité de niveau 3,
* l’identificateur de point d’extrémité de terminal (TEI : Terminal End-point Identifier) permet de nommer l’extrémité de la liaison de données. Un TEI particulier, dont la valeur est fixée par convention est réservé à la diffusion (TEI = 127).


 
Les bits d’extension d’adresses (0 et 1), bits de rang 1 de chacun des deux octets, indiquent explicitement la longueur du champ d’adresse : 0 pour le premier octet, 1 pour le dernier.
Le bit C/R identifie une trame en tant que commande ou réponse, conformément aux règles de la procédure HDLC. Cette précision permet de réaliser une structuration fiabilisée de dialogue. On peut considérer qu’il n’appartient pas au mécanisme d’adressage.
Le sous champ TEI
L’adresse TEI identifie les récepteurs : c’est l’adresse multipoint proprement dite. Le TEI constitue donc l’identité du terminal vis-à-vis du réseau. Mise en œuvre pour gérer l’accès de plusieurs terminaux sur un même bus, cette valeur permet au réseau de reconnaître le terminal et au terminal de distinguer les informations qui lui sont destinées.
L’affectation d’un TEI peut être automatique ou non automatique.
* Dans le cas d’une affectation automatique, le terminal RNIS, dès sa connexion physique sur le bus entame une procédure d’affectation de TEI sur le réseau. Cette procédure aboutit à la réservation par le réseau d’un numéro de TEI pour le terminal concerné.
* Dans le cas d’une affectation non automatique, le TEI est généralement fixé par une procédure interne à l’équipement RNIS. Ce type de gestion du TEI peut engendrer des doubles affectations de TEI sur deux équipements de l’utilisateur et générer des confusions et une mauvaise gestion du protocole. Il est donc nécessaire de s’assurer qu’un autre terminal ne possède pas le même identificateur. Ceci se fait en transmettant le TEI sur le réseau pour en vérifier l’unicité.Les numéros de TEI sont régis par des règles précises :
* les numéros de TEI compris entre 0 et 63 sont réservés aux TEI à affectation non automatique,
* les numéros de TEI compris entre 64 et 126 sont réservés aux TEI à affectation automatique,
* le numéro de TEI 127 concerne le TEI de diffusion. 
Le sous champ SAPI
Le SAPI représente le point d’accès au service de niveau 2. La notion de SAPI permet de multiplexer sur le niveau 2 différentes liaisons de données utilisées dans le cadre de différents services de télécommunications (la signalisation, la commutation de paquets d’information utilisateur, la téléaction, ...).
Le protocole LAP D précise les différentes valeurs prises par le SAPI en fonction des services de niveau 2 offerts à la couche supérieure :
* Le SAPI = 0 est réservé pour la signalisation ; c’est-à-dire les procédures d’établissement et de fermeture de connexion.
* Le SAPI = 1 est réservé pour les techniques de communication de trames (frame switching).
* Le SAPI = 16 est attribué au transfert de données en mode paquets conforme aux procédures de niveau 3 de la recommandation X25 (Point d'Accès Paquet : PAP).
* L’intervalle [32-47] est laissé pour chaque pays avec un usage réglementé au niveau national. En France, par exemple, on utilise le SAPI = 32 pour le Télex.
* Le SAPI = 63 est utilisé pour les procédures de gestion de niveau 2 comme la gestion des TEI, les fonctions de maintenance et de contrôle.


La notion de SAPI constitue la première incidence technique de l’intégration de services sur un même accès d’abonné en offrant la possibilité de multiplexer les différents services de télécommunications sur une même entité de liaisons de données.
SAPI et TEI permettent de désigner sans ambiguïté l’entité de niveau 3 concernée par l’échange d’informations de niveau 2 et le service de niveau 2 mis en œuvre.
La désignation du point d’accès au service de niveau 2, dans la définition même du protocole de niveau 2 est une caractéristique du RNIS.
Cette particularité permet à l’entité de liaison de distinguer les différents utilisateurs du service de liaison et d’effectuer un multiplexage / démultiplexage des informations propres à chaque type d’utilisation.
Ainsi, une même entité de niveau liaison accédant au canal D peut offrir ses services à plusieurs entité de niveau 3 :
* une entité réseau gérant la signalisation RNIS,
* une entité réseau gérant la commutation de paquets pour les données de l’utilisateur à transmettre selon ce mode,
* une entité réseau gérant les informations de téléaction.Le protocole LAP D constitue ainsi une extension du protocole LAP B notamment dans les aspects d’adressage, de multiplexage et de supervision de la liaison de données.

IV.5.4 Le champ de contrôle
Le champ de contrôle détermine le type de la trame. Il en existe trois :
* trame d’information, trame I,
* trame de supervision, trame S,
* trame non numérotée, trame U (unnumbered).


avec :
* N(S) : numéro de séquence en émission
* N(R) : numéro de séquence en réception
* S : élément binaire de la fonction de supervision
* M : élément binaire de la fonction de modification
* P/F : élément binaire d’invitation à émettre lorsqu’il provient d’une commande, élément binaire final lorsqu’il provient d’une réponse (1 : invitation à émettre/fin)
* P : élément binaire d’invitation à émettre (1 : invitation à émettre) 
Trames ILes trames I sont utilisées pour effectuer le transfert d’information. Elles contiennent des informations fournies par l’entité de niveau 3 utilisant les services de niveau 2. Ces trames contiennent en outre, des informations liées au contrôle de la transmission des trames :
* N(S) numéro de séquence en émission,
* N(R) numéro de séquence en réception.Les trames d’information sont toujours des commandes et l’on peut exiger une réponse en utilisant le bit P mis à 1.Trames SLes trames S permettent d’assurer des fonctions de supervision de la liaison de données et particulièrement de gestion de trames :
* le séquencement,
* le contrôle de flux,
* la retransmission,
* la suspension de la transmission de trames.Les trames S peuvent être des commandes ou des réponses.
* La trame RR (Received Ready) est un acquittement positif qui indique le numéro N(R) de la trame attendue par le récepteur. N(R) acquitte la trame R-1.
Outre l'indication de l'état de l'émetteur, la commande RR, avec l'élément binaire P positionné à "1", peut être utilisée par l'émetteur pour demander l'état du récepteur distant.

* La trame RNR (Received Not Ready) est également un acquittement positif pour les trames de numéros inférieurs à N(R), elle doit être utilisée par l'ETTD pour indiquer un état d'occupation, c'est-à-dire une incapacité momentanée à accepter des trames I supplémentaires. Cette trame est utilisée en cas de difficulté temporaire comme une occupation de mémoire.
Outre l'indication de l'état de l'émetteur, la commande RNR, avec l'élément binaire P positionné à "1", peut être utilisée par l'émetteur pour demander l'état du récepteur distant.
* La troisième trame de supervision REJ (REJect) est un acquittement négatif, elle indique qu’une erreur de transmission à été détectée et demande à l’émetteur de reprendre sa transmission à partir de la trame de numéro N(R). La trame REJ doit accuser réception des trames I dont le numéro de séquence est inférieur ou égal à N(R)-1. Les trames I suivantes, en attente de transmission initiale, peuvent être transmises à la suite de la ou des trame(s) transmise(s).
Une seule trame REJ peut être émise à la fois, pour une liaison donnée. La commande REJ doit être annulée à la réception d'une trame I dont le numéro de séquence N(S) est égal au numéro N(R) spécifié dans la trame REJ.
Outre l'indication de l'état de l'émetteur, la commande REJ, avec l'élément binaire P positionné à "1", peut être utilisée par l'émetteur pour demander l'état du récepteur distant.

Trames ULes trames U permettent de mettre en œuvre l’échange de trames d’information sans avoir à ouvrir une liaison de données au préalable ; l’échange de ce type de trame d’information est en conséquence moins sécurisé (pas de contrôle de séquencement ou de flux). Les trames non numérotées sont utilisées pour l’établissement et la libération des liaisons de données ainsi que pour la gestion des erreurs de séquencement ou de protocole.
Les trames non numérotées sont des commandes ou des réponses. Elles sont utilisés à des fins de contrôle. Voici la description de quelques trames de gestion.
* Commande de mise en mode asynchrone équilibré étendue : SABME
SABME (Set Asynchronous Balanced Mode Extended) sert à établir une connexion, elle force l’entité distante à réinitialiser la liaison en remettant tous les compteurs de trames à zéro. La réponse normale à cette commande est UA (Unnumbered Acknowledgement). Dans ce mode, la liaison est full duplex et les usagers peuvent émettre sans recevoir de permission.

* Commande de déconnexion : DISC
DISC (DISConnected) permet de mettre fin à une connexion ; les séquenceurs N(R) sont remis à zéro. Sa réponse est DM (Disconnect Mode).
* Commande de connexion et de services non acquittés : UI
UI (Unnumbered Information) est utilisé par les procédures de gestion : demande d’identificateur, allocation, vérification, annulation d’un identificateur (TEI). Elle ne permet pas la correction des erreurs éventuelles.
* Réponse d'accusé de réception non numérotée : UA
UA (Unnumbered Acknowledge) doit être utilisée par l'ETTD pour accuser réception et accepter les commandes non numérotées SABME et DISC. Il ne doit pas être permis d'inclure un champ d'informations dans la réponse UA. L'émission d'une réponse UA doit indiquer la sortie d'un état d'occupation qui avait été signalé auparavant par l'émission d'une trame RNR par la même station.
* Réponse en mode déconnecté : DM
DM (Disconnected Mode) doit être utilisée par l'ETTD pour signaler un état dans lequel l'ETTD est logiquement déconnecté de la liaison et se trouve dans la phase de déconnexion. La réponse DM peut être émise dans cette phase pour demander une commande de mise en mode, ou, si elle est émise, pour répondre à la réception d'une commande de mise en mode informant l'ETTD et l'ETCD distants que l'ETTD se trouve toujours en phase de déconnexion et ne peut exécuter la commande de mise en mode. Il ne doit pas être permis d'inclure un champ d'informations dans la réponse DM.
* Réponse de rejet de trame : FRMR
FRMR doit être utilisé par l'ETTD pour indiquer une condition d'erreur ne pouvant pas être récupérée par la retransmission de la trame identique par l'ETCD et l'ETTD distant, c'est-à-dire que l'une, au moins, des conditions suivantes, qui résulte de la transmission d'une trame, doit être satisfaite :
* la réception d'un champ de commande ou de commande/réponse, non défini ou non mis en œuvre ;
* la réception d'une trame I dont le champ d'informations dépasse la longueur maximale fixée ;
* la réception d'un N(R) non valide ;
* la réception d'une trame comprenant un champ d'informations qui n'est pas permis, ou la réception d'une trame de supervision de longueur incorrecte.


Résumé :

Format Commandes Réponses Codage
1 2 3 4 5 6 7 8
Transfert d’information I (information)   0       P      
Contrôle RR (prêt à recevoir)

RNR (non prêt à recevoir)

REJ (rejet)
RR (prêt à recevoir)

RNR (non prêt à recevoir)

REJ (rejet)

1

1

1

0

0

0

0

1

0

0

0

1

P/F

P/F

P/F

     
Non
numéroté

SABM (mis en mode asynchrone équilibré)

DISC (déconnexion)

 

UA (accusé de réception non numéroté)

DM (mode déconnecté)

FRMR (rejet de trame)

1 1 1 1 P 1 0 0
1 1 0 0 P 0 1 0
1 1 0 0 P 1 1 0
1 1 1 1 F 0 0 0
1 1 1 0 F 0 0 1

IV.5.5 Le bloc de contrôle d’erreur et de supervision : FCS
Nous avons maintenant terminé la description des premiers champs de la trames, ceux qui sont situés après le drapeau de début.
Le champ des données utilisateurs contient n’importe qu’elle suite de données binaires, sa longueur maximale a été fixée à 260 octets.
Pour terminer, le bloc d’erreur que l’on reconnaît a posteriori après avoir reçu le drapeau de fin est de longueur 16 bits. Il est calculé à partir du contenu complet de la trame (adresse, contrôle et données) qui est converti en polynôme et divisé par le polynôme du CCITT : X16 + X12 + X3 + 1. Cette division fournit un reste qui est un polynôme de degré 15 maximum et qui a 16 coefficients binaires : ces coefficients constituent le FCS.
 

IV.5.6 Les fonctions spécifiques du LAP D
Nous pouvons faire le bilan des fonctionnalités nouvelles de LAP D par rapport au HDLC :
* Le LAP D permet de multiplexer des connexions de liaison. Connexions qui correspondent à la vie des connexions sur les canaux B, ou à des connexions propres du canal D (données en mode paquets ou allocation de TEI par exemple).
* Un mode de fonctionnement type "datagramme" existe. Les trames UI utilisées ne sont pas numérotées et peuvent être perdues (sans notification, la reprise se fait par temporisateur).
* Le réseau peut diffuser certaines informations à tous les terminaux utilisant le TEI = 127 et des trames non numérotées.
* Le réseau peut allouer lui-même les identificateurs TEI et gérer les valeurs libres.
* La supervision des liaisons permet de surveiller l'activité des connexions et de fermer celles qui sont inactives pour avoir de meilleures performances.


IV.6 Le protocole D au niveau réseau

La signalisation RNIS constitue l'aspect le plus significatif du RNIS. Celle-ci permet d'échanger des messages très riches. A côté du service de base que constitue l'établissement d'une communication, s'ajoutent un grand nombre de services supplémentaires.
L'intégration des services de télécommunications mise en œuvre grâce au RNIS repose sur la richesse fonctionnelle du niveau 3 du protocole D. Comme pour le niveau 2, la normalisation de l'accès usager-réseau concerne l'utilisation du protocole D dans le canal D.
Le niveau 3 du protocole D a comme fonction principale la commande des appels (établissement, maintient et libération) pour permettre la mise en œuvre des connexions à commutation de circuits ou à commutation de paquets.
Les différentes fonctions réalisées par une couche réseau gérant le protocole D sont :
* le dialogue avec le niveau réseau homologue grâce aux possibilités d'émission, d'interprétation et de traitement des messages de niveau 3,
* la gestion des ressources de communication,
* le contrôle de la compatibilité des informations échangées avec l'entité homologue,
* la vérification des services mis en œuvre et la cohérence des informations de désignation (adressage, ...)
* la mise en œuvre des temporisateurs et entités logiques propres à la gestion des appels,
* le traitement des primitives de service de niveau 2 échangées avec l'entité de liaison directement inférieure.Parmi les services offerts par le niveau 3 du protocole D, il faut distinguer :
* la commande des appels à commutation de circuits,
* la signalisation d'usager à usager,
* la commande des appels à commutation de paquets,
* la commande des compléments de service,
* le transfert sécurisé de faibles volumes d'information.Les principaux messages utilisés par le niveau 3 du protocole D sont :
* ETABLISSEMENT. Initialisation de l'appel. Emis par l'usager-réseau pour demander l'établissement d'un appel.
* APPEL EN COURS. Confirmation de la réception d'un message. Etablissement indiquant que les ressources nécessaire à l'établissement de l'appel sont en cours de réservation.
* ALERTE. L'alerte de l'usager demandé est en cours (sonnerie par exemple).
* CONNEXION. L'usager demandé accepte la communication.
* ACCUSE DE RECEPTION DE CONNEXION. Confirme la prise en compte de la connexion et constitue l'achèvement de la phase d'établissement d'appel.
* INFORMATION. Contient les informations supplémentaires pouvant concerner l'exploitation du service (taxation).
* ETAT. Définit l'état de l'appel, côté usager ou côté réseau.
* DECONNEXION. Initialise la libération de l'appel.
* LIBERATION. Confirmation de la libération du message de déconnexion.
* FIN DE LIBERATION. Achèvement de la phase de libération. Les ressources réservées pour la communication sont libérées.La commande des appels à commutation en mode circuit est le service principal offert par le niveau 3 du protocole D puisqu'il permet de gérer les communications sur les canaux B. Le dialogue entre l'usager et le réseau, pour la commande des appels, est réalisé par l'échange de messages de taille variable et de structure définie. Ce dialogue sur le canal D, permet la gestion par le réseau et l'usager des ressources nécessaires à la communication en mode circuit, et en particulier du canal B qui le supportera.
 
Voici un exemple de scénario de commande d'appel.
La communication se déroule en trois phases :
1) Phase d'établissement de l'appel

L'initiateur de l'appel émet vers le réseau un message ETABLISSEMENT contenant comme principaux éléments d'information :
* Le discriminateur de protocole spécifiant le protocole de niveau 3 utilisé entre l'usager et le réseau. Ce discriminateur de protocole permet de préciser dans le cas présent que le protocole utilisé est celui relatif à la commande des appels sur le canal D.
* La référence d'appel qui permet d'identifier localement sur l'interface usager-réseau l'appel en cours d'établissement. Cette référence d'appel sera utilisée pendant toute la durée de la communication pour distinguer les messages des différentes communications en cours sur l'interface usager-réseau.
* Le type de message permettant d'identifier le message ETABLISSEMENT.
* Le mode de fonctionnement du support indiquant la façon dont le transfert d'information va s'effectuer sur le canal B. En particulier, cet élément d'information précise le mode de fonctionnement du transfert d'information, le débit de transfert de l'information, le mode de transfert (circuit ou paquet), la configuration (point à point, multipoint, unidirectionnel, bidirectionnel, ...).
* L'identification de la voie proposée pour supporter la communication. Il s'agit ici de fixer la voie (canal B) ou la sous voie utilisée pendant la communication. Dans certains cas, cette identification peut préciser qu'aucune voie n'est requise pour la communication.
* L'adresse d'origine contenant l'adresse complète de l'émetteur du message.
* L'adresse de destination contenant l'adresse complète du destinataire.
* La compatibilité des couches inférieures précisant les modes de codage et de transfert de l'information ainsi que les protocoles des couches basses (couches 1, 2 et 3) utilisés pendant l'échange.
* La compatibilité des couches supérieures permettant au destinataire du message de vérifier qu'il saura gérer une communication mettant en œuvre les couches supérieures (4, 5, 6 et 7) requises par cet élément d'information. On y retrouve en particulier le téléservice concerné (téléphone, télécopie, télétex, vidéotex, ...). Deux équipements, même s'ils ont la même adresse peuvent être distingués par le téléservice qu'ils supportent (qui devient alors un facteur d'adressage dans le RNIS).
* L'information d'usager à usager réservée pour l'information utilisateur émise par l'émetteur avec le message ETABLISSEMENT. Cette information est transportée par le réseau de façon transparente jusqu'au destinataire.Le réseau répond par un message APPEL EN COURS indiquant que l'établissement de l'appel est en cours. Ce message contient comme principal élément d'information, l'identification de la voie choisie par le réseau pour supporter la communication en cours d'établissement.
Lorsque le terminal distant est en alerte, le réseau émet un message ALERTE vers l'initiateur de l'appel, enfin, lorsque le destinataire accepte la communication (décrochage du combiné par exemple), le message CONNEXION est émis par le réseau vers l'initiateur de l'appel pour indiquer que la communication est établie.
Côté destinataire, le message CONNEXION est acquitté parle réseau par un message ACCUSE DE RECEPTION DE CONNEXION. Le message CONNEXION peut contenir l'élément d'information "information d'usager à usager". Notons que sur un appel entrant, plusieurs équipements peuvent être en alerte simultanément. La prise d'appel est effectuée par le premier équipement, satisfaisant à l'adressage implicite et explicite, qui réalise la connexion.

2) Phase de communication

Pendant la phase de communication, dans le cas d'un appel à commutation de circuits sur le canal B, peu d'informations liées à la communication circulent sur le canal D. Le message INFORMATION peut contenir l'élément d'information "affichage" permettant au réseau d'émettre pendant une communication, des informations destinées à l'utilisateur.

3) Phase de libération de l'appel

L'initiateur de la libération de l'appel émet vers le réseau un message DECONNEXION indiquant le début de la phase de libération.
Ce message doit contenir l'élément d'information "cause" précisant la cause de la libération de l'appel et peut comporter l'élément d'information "information d'usager à usager" contenant des informations destinées au correspondant en communication.
Le réseau confirme à l'initiateur que cette déconnexion a bien été prise en compte en émettant un message de LIBERATION. Le message FIN DE LIBERATION est alors émis par l'équipement initiateur de la libération de l'appel pour indiquer que l'ensemble des ressources liées à la communication est libéré.


IV.7 L'adressage RNIS
La signalisation RNIS manipule une grande variété d'identifiants, adresses, sous adresses, numéro d'installation, identité de personnes, etc. Trois modes de base sont fréquents. Voici leur description :
Cas A
Nous examinons le cas d'une communication entre deux abonnés isolés connectés au RNIS.

Le message d'établissement d'appel peut comprendre quatre champs d'adressage : les numéros de destination et d'origine et sous-adresses de destination et d'origine. Le numéro d'origine est parfois occulté. Les sous-adresses sont des champs remplis par les équipements des usagers. Ils ne sont pas examinés par le réseau. L'usage de ces champs est laissé à la disposition de l'usager. Les quatre octets de ces champs peuvent être alphabétiques ou numériques. Comme ces octets peuvent véhiculer n'importe quel type de données, France Télécom facture leur transport, même en cas d'échec de l'établissement de la liaison.
Dans certains postes téléphoniques, la sous-adresse du destinataire peut être composée à partir du clavier téléphonique. La touche "#" peut être utilisée comme séparateur entre le numéro public et la sous-adresse. Dans d'autres cas, la sous-adresse peut servir à désigner une application dans un ordinateur.
Cas B
Nous examinons le cas d'un appel à destination d'un terminal placé derrière un PABX.

Pour les raisons indiquées précédemment, on s'aperçoit qu'on ne peut utiliser la sous-adresse de manière générale. France Télécom offre pour compenser un mode d'adressage dit SDA (Sélection Directe à l'Arrivée). Une partie des numéros du plan de numérotation public est affectée à l'installation. Ceci est déjà offert avec les grosses installations téléphoniques analogiques, et est généralisé aux très petites installations grâce au RNIS.
Cas C
Lorsqu'un appel est issu d'un poste connecté à un PABX, on pourrait imaginer que l'adresse d'origine de l'appel est identique au numéro de SDA. Dans ce cas, il faudrait se fier au PABX qui devrait reconstituer un numéro complet comprenant les chiffres affectés à l'installation et les derniers chiffres désignant le poste appelant. Ceci n'est pas accepté pour des raisons de partage de responsabilités.

France Télécom par exemple peut garantir à quelle installation globale provient un appel, il ne peut garantir l'origine précise de l'appel. Pour résoudre ce problème, dans un message d'établissement d'appel, il y a deux éléments d'information d'origine. Le premier élément est vérifié et garanti par le réseau. Il véhicule le "numéro de désignation de l'installation" (NDI). Le second véhicule le "numéro de désignation supplémentaire" (NDS). Ce dernier est créé sous la responsabilité de l'usager et n'engage pas le réseau.

IV.8 Les services offerts par Numéris
Les services offerts par Numéris sont définis par l'UIT-T en trois catégories : les services supports, les téléservices et les compléments de service.

IV.8.1 Les services supports
Les services supports consistent en capacités de transmission établies par le réseau pour supporter des flux d'informations entre les abonnés. Ils sont au nombre de trois :
* Le service numérique, circuit à 64 kbit/s, garantissant l'intégrité de la séquence numérique, point à point, bidirectionnel, symétrique, établi à la demande. Ce service est tout à fait adapté à la transmission de données de tous types.
* Le service téléphonique, également en mode point à point, bidirectionnel, symétrique, établi à la demande, correspondant à la bande 300-3400 Hz de la parole pour la téléphonie. Ce circuit peut emprunter des artères analogiques. Le choix du service support n'est pas fait par l'abonné Numéris. Il est déterminé automatiquement selon la nature de l'application et des terminaux en relation ; par exemple la télécopie rapide à 64 kbit/s se fait en service numérique alors que la téléphonie classique ou la télécopie classique se fait en service téléphonique.
* Le service Transpac permet l'accès à Transpac soit par un canal B (accès indirect) soit par le canal D (accès direct).


IV.8.2 Les téléservices

Selon l'UIT-T, " le téléservice est un service de communication qui englobe tous les aspects de la communication entre utilisateurs, y compris les fonctions d'équipement terminal, conformément à des protocoles faisant l'objet d'accords entre les Administrations ou les EPR (Exploitants Privés Reconnus). Un téléservice est donc fourni par l'association d'un terminal particulier avec un service support ".
Un téléservice met en œuvre les fonctions des couches 1, 2 et 3 du modèle OSI dans le réseau (correspondant à un service support) et des fonctions des couches 1 à 7 dans les terminaux et les centres serveurs éventuellement impliqués.
L'offre de téléservice ne suppose pas généralement de fonctions particulières dans les commutateurs, sauf des acheminements particuliers déterminés par des numéros spécifiques. Elle comprend, en revanche, le développement de terminaux ou d'adaptateurs de terminaux et, dans certains cas, l'adaptation d'équipements traitant des fonctions particulières dans le réseau (par exemple PAV) ou le développement de services particuliers.
La notion de téléservice peut intervenir dans la sélection d'un terminal particulier d'une installation par le biais d'un codage approprié dans le message d'établissement d'appel émis par le terminal appelant (cet élément est le code de téléservice). On peut citer comme exemples de téléservices la téléphonie, le vidéotex, la télécopie du groupe 3 ou 4, et la Télédisquette (marque déposée par France Télécom).

IV.8.3 Les compléments de services (CS)
Les compléments de services (CS) ou services supplémentaires sont offerts aux abonnés en complément des services de base que constituent les services supports et téléservices. Ils apportent des enrichissements qui peuvent être :
* des fonctions additionnelles du réseau
* des informations réseau abonné
* des modifications de mécanisme réseau
* des filtrages
* d'autres services.Certains d'entre eux seront systématiquement fournis, constituant ainsi avec l'accès aux services supports, l'abonnement de base. Pour les autres, un abonnement supplémentaire ou une tarification à l'usage est prévue.
Les compléments de services sont :
* Identification d'appel (offert systématiquement)
* Présentation d'appel (offert systématiquement)
* Sous-adresse (offert systématiquement)
* Portabilité (offert systématiquement)
* Minimessage
* Sélection Directe à l'Arrivée (SDA)
* Spécialisation des canaux
* Service restreint
* Indication du coût
* Coût total
* Renvoi de l'installation (Transfert d'Appel National)
* Renvoi du terminal
* Renvoi de terminal en phase d'alerte (uniquement sur Euro-Numéris)
* Renvoi de l'installation sur non-réponse (uniquement sur Euro-Numéris)
* Double appel
* Va et vient
* Facturation détaillée
* Non-identification d'appelVoici une description des compléments de service.
Identification d'appel : permet à l'abonné Numéris demandé de connaître l'identité de l'abonné demandeur sous la forme de son numéro principal Numéris complété par une sous-adresse éventuelle (cette fonction n'est applicable qu'aux communications entre abonnés Numéris).
Présentation d'appel : permet à un abonné A en communication avec un abonné B d'être prévenu d'un nouvel appel. Il peut alors prendre l'appel qui lui est présenté en libérant sa communication en cours ou en la mettant en garde.
Sous-adresse : permet à l'abonné demandeur (s'il est abonné Numéris) de compléter le numéro Numéris de son correspondant par des chiffres de sous-adresse (1 à 4 chiffres), permettant d'atteindre un terminal informatique particulier ou une application.
Portabilité : permet à l'abonné de suspendre une communication en cours sur un terminal et de la reprendre par la suite (dans les trois minutes) soit sur le même terminal non déplacé, soit sur le même terminal déplacé à l'intérieur de son installation, soit sur un autre terminal de la même installation. Cette fonction est applicable à toutes les communications.
Minimessage : permet aux abonnés Numéris d'échanger un champ d'information de 32 caractères au maximum lors de l'établissement ou de la libération des communications (dans les messages ETABLISSEMENT, CONNEXION, DECONNEXION, LIBERATION). Ceci se traduit pour les téléphones par la possibilité d'envoyer un message, soit avant d'établir l'appel, soit en phase de sonnerie, avant de raccrocher. Pour les terminaux informatiques, c'est un élément de sécurité supplémentaire à l'accès (mot de passe, clef de chiffrement). En plus des messages précédents, il est possible d'utiliser quatre messages spécifiques dans chaque sens, pendant la phase d'alerte. Cette fonction n'est applicable qu'aux communications entre abonnés Numéris.
Sélection Directe à l'Arrivée (SDA) : consiste à attribuer à une installation plusieurs numéros du plan de numérotation national et à lui retransmettre, lors d'une présentation d'appel, les quatre derniers chiffres du numéro émis par son correspondant, de façon à pouvoir sélectionner le terminal. Les numéros d'annuaire attribués peuvent être consécutifs ou disjoints.
Spécialisation des canaux : permet de spécialiser en départ ou en arrivée un certain nombre de canaux B d'un accès. Cette spécialisation n'est pas affectée à un canal particulier mais est gérée dynamiquement sur l'accès.
Service restreint : permet de restreindre les appels du service support téléphonique en départ venant d'un abonné selon les deux critères suivants : la numérotation composée et la tarification de la destination demandée. La tarification se fait sur abonnement.
Indication du coût : permet d'informer, à chaque instant, le demandeur d'une communication, de la progression significative de la taxation relative à cette communication. L'information est véhiculée sur le lien de signalisation affecté à la communication et donc reçue par le terminal en communication.
Coût total : permet d'aviser le demandeur d'une communication, à la fin de celle-ci, du nombre total d'unités France Télécom imputé par le réseau. Il est affecté au raccordement d'un abonné. L'information est véhiculée sur le lien de signalisation affecté à la communication dans le premier message de libération réseau-utilisateur.
Renvoi d'installation : permet à un abonné de faire réacheminer les communications qui lui sont destinées vers un autre numéro d'annuaire (Numéris ou non). Ce service est l'équivalent du Transfert d'Appel National en téléphonie. Tous les appels destinés à son raccordement sont réacheminés vers ce numéro connu du commutateur d'abonné. L'inscription de ce numéro est faite soit par l'abonné soit par l'exploitant. Ce service n'est actuellement offert que sur les accès de base isolés.
Renvoi du terminal : permet à un terminal de refuser un appel en demandant son renvoi vers une adresse qu'il précise dans son message de refus. Cette adresse peut être celle d'un terminal de la même installation ou celle d'une autre installation Numéris ou non. Le commutateur d'abonné acceptera le renvoi s'il ne reçoit, en réponse à sa présentation d'appel, aucun message d'acceptation par d'autres terminaux (alerte ou connexion).
Double appel : permet à un abonné A en cours de communication avec un abonné B d'effectuer un appel vers un abonné C sans interrompre sa communication avec B qui est mis en garde. Utilisé conjointement avec la présentation d'appel, il permet à l'abonné A de mettre en garde B pour prendre l'appel qui lui est présenté.
Va et vient : permet à un abonné A qui est en communication avec un abonné B et qui a une communication avec un abonné C en garde, d'intervertir cette situation.
Facturation détaillée : ce service est analogue au service de facturation détaillée offert pour le téléphone classique. Le montant du trafic est différencier en fonction du service support utilisé (service téléphonique ou numérique).
Non-identification d'appel : permet d'interdire la délivrance, au demandé d'une communication, de l'identification d'appel. Il est affecté au raccordement du demandeur et est donc applicable à tous ses appels en départ. L'outrepassement est fourni selon des conditions très réglementées aux Pompiers et Samu.